Que disent les études scientifiques sur le massage et comment cela peut te servir en tant que praticienne ? En tant que masseuse tu sais déjà combien les bienfaits sont nombreux et le fait d’avoir la science pour l’appuyer peut être un vrai plus. S’appuyer sur des données scientifiques ne renforce pas seulement ta légitimité, cela enrichit aussi ta pratique et te permets d’adopter un positionnement clair sur ce que tu peux apporter et ta façon d’accompagner tes clients en allant plus loin qu’un simple rendez-vous de détente.
Les bienfaits prouvés du massage : ce que dit la recherche
Réduction du stress et de l’anxiété
C’est prouvé depuis plusieurs années maintenant, le massage (le toucher de manière générale) réduit significativement les niveaux de cortisol ( dite hormone du stress) tout en augmentant la production de sérotonine et de dopamine, des neurotransmetteurs liés à la détente et au bonheur.
Soulagement des douleurs chroniques
Le massage est une pratique particulièrement efficace pour soulager les douleurs liées aux tensions musculaires, aux troubles musculo-squelettiques ou encore aux migraines. Des recherches indiquent que des techniques comme le massage profond, les pétrissages ou les étirements myofasciaux améliorent la circulation sanguine et favorisent la libération d’endorphines – des antidouleurs naturels.
Amélioration de la qualité du sommeil
Les personnes souffrant d’insomnie ou de troubles du sommeil bénéficient souvent de massages réguliers. La diminution de l’activité du système nerveux sympathique et la stimulation du système parasympathique créent un état propice à un sommeil profond et réparateur.
En Ayurveda, les troubles du sommeil sont souvent liés à un déséquilibre du dosha Vata, il est dont intéressant d’adapter le massage pour rétablir l’équilibre de façon plus durable et profonde.
Qui paye le masseur, économise le docteur.
Proverbe Tamoul
Soutien du système immunitaire
Certaines recherches ont montré que le massage stimule la production de lymphocytes, essentiels pour lutter contre les infections et les inflammations. Qui a envie de passer un hiver sans virus ? J’adore ce dicton Tamoul qui dit « Qui paye le masseur, économise le docteur. »
La science le montre et en réalité, c’est logique ! Si tous les fluides circulent mieux, que le stress est apaisé, le sommeil de meilleure qualité : CQFD – le corps peut concentrer son énergie sur autre chose que les hormones du stress et compagnie…
Effets positifs sur la santé mentale
La massothérapie est également reconnue pour accompagner les personnes souffrant de dépression, de burn-out ou de troubles de l’humeur. Le toucher bienveillant et la détente induite par le massage agissent comme un soutien émotionnel précieux.
N’oublions pas que le toucher est le premier sens à se développer chez le foetus et LE sens indispensable à la survie du nourrisson… En grandissant, il semblerait qu’on l’oublie, et pourtant !
Une posture professionnelle éclairée
En tant que praticienne, connaître ces résultats scientifiques te permet d’ajuster tes protocoles et de mieux répondre aux attentes de tes clients. Cela te donne également des arguments solides pour expliquer les bienfaits de tes soins et justifier certaines approches.
Par exemple, si une cliente souffre de douleurs chroniques, tu peux lui proposer un suivi basé sur des techniques éprouvées, ajouter de l’acupression à ton massage, tout en expliquant les mécanismes biologiques à l’œuvre. Cette posture professionnelle te permet d’allier savoir-faire et connaissances scientifiques et d’inspirer confiance et fidéliser ta clientèle. Tu deviendras la référence.
Forme toi et reste curieuse
La recherche évolue et les bienfaits du toucher son de plus en plus nombreux. Tiens-toi informée pour répondre au mieux aux besoins de tes clients, adapter tes prestations et ton discours en fonction de ce qui leur parlera. Nous avons un métier passionnant et si vaste que nous n’aurons probablement pas assez d’une vie pour tout parcourir et tant mieux. Ce serait fort ennuyeux de se dire qu’on a fait le tour de la question !
Entre intuition et science
Ton intuition, ta sensibilité et ta présence sont des atouts majeurs indispensables dans ton métier. En y ajoutant des connaissances scientifiques, tu développes une approche encore plus complète. Cette alliance entre cœur, main et esprit apporte une grande richesse à des massages conscients, adaptés, pensés pour rétablir l’équilibre et apporter le meilleur.
Certaines personnes ont besoin de cet aspect scientifique. Toi et moi, nous savons que tout ne peut pas s’expliquer scientifiquement : les ressentis, l’énergétique, ce qui se libère au niveau émotionnel… Ca ne trouve pas de place dans la science et pourtant, c’est bel et bien là et ça fait une énorme différence d’en prendre conscience. Et pourtant, nous vivons dans un monde où tout comprendre est signe de puissance donc, se pencher sur le sujet scientifique peut t’apporter beaucoup dans ta pratique !
👉 Quelles études ou découvertes scientifiques ont déjà influencé ta manière de masser ? Partage ton expérience en commentaire, je serais ravie d’échanger avec toi !
Quelques ressources à explorer si tu le souhaites :
- Field, T. (2014). Massage therapy research review. Complementary Therapies in Clinical Practice, 20(4), 224-229.
- Perlman, A. I., Sabina, A., Williams, A. L., Njike, V. Y., & Katz, D. L. (2010). Massage therapy for osteoarthritis of the knee: a randomized controlled trial. Archives of Internal Medicine, 166(3), 253-260.
- Caldwell, K., Harrison, M., Adams, M., & Quin, R. H. (2019). Developing mindfulness in college students through movement-based courses: Effects on self-regulatory self-efficacy, mood, stress, and sleep quality. Journal of American College Health, 67(6), 496-508.
- Rapaport, M. H., Schettler, P., & Bresee, C. (2010). A preliminary study of the effects of repeated massage on immune function. The Journal of Alternative and Complementary Medicine, 16(1), 1-8.
- Hou, W. H., Chiang, P. T., Hsu, T. Y., Chiu, S. Y., & Yen, Y. C. (2010). Treatment effects of massage therapy in depressed people: a meta-analysis. Journal of Clinical Psychiatry, 71(7), 894-901.